Cure d'incontinence urinaire d'effort

 

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Technique chirurgicale

La cure d'incontinence urinaire d'effort va rétablir un soutien sous l'urètre, empêchant la bascule en arrière de l'urètre lors des efforts. Une bandelette constituée d'un matériel non résorbable va réaliser un soutènement de la partie moyenne de l'urètre sans fixation et sans tension. Durant l'effort, la bandelette permet la clôture de l'urètre et assure ainsi la continence urinaire.

L'intervention peut être réalisée sous anesthésie loco-régionale (rachianesthésie ou péridurale), ou sous anesthésie générale. Une petite incision est réalisée au niveau de la face antérieure du vagin et deux autres incisions réalisées de part et d'autre des grandes lèvres au niveau de la partie haute de la cuisse.

La bandelette est montée sur des aiguilles, elle est positionnée sous l'urètre et ressort au niveau des incisions à la face interne des grandes lèvres. Elle est alors sectionnée au ras de la peau, puis les incisions sont refermées.

En général, vous n'aurez pas de sonde urinaire après cette intervention. La surveillance post-opératoire sera faite en salle de réveil pendant 2 heures environ, avant de retourner dans votre chambre. L'hospitalisation peut être organisée en ambulatoire (sortie le jour même) avec un arrêt de travail de 7 jours.

 

Risques et complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n'est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l'absence de complications.

Pendant l'intervention

  • L'ouverture de l'abdomen Elle peut être parfois indiquée alors que l'intervention était prévue par voie basse. Une anesthésie générale peut s'avérer nécessaire dans ce cas.
  • La plaie de la vessie Le risque de plaie de la vessie est exceptionnel lorsque la bandelette est posée par voie obturatrice. Dans cette situation vous garderez alors une sonde urinaire pendant 48 heures et votre hospitalisation sera prolongée de deux à trois jours. Ceci ne modifie en rien le résultat de l'intervention.
  • Les lésions d'organes de voisinage Elles peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure de l'urètre, intestinale ou des vaisseaux sanguins nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.
  • L'hémorragie Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine et mettre en jeu la vie de la patiente.

 

En post-opératoire

  • L'hématome, l'infection ou un abcès Cela nécessite le plus souvent des soins locaux mais une évacuation chirurgicale est parfois nécessaire.
  • Les douleurs Elles sont en général modérées et nécessitent un traitement antalgique simple.
  • Des difficultés à uriner Elles peuvent être rencontrées pendant quelques jours et peuvent parfois justifier un traitement médicamenteux et éventuellement de mettre en place une sonde urinaire, de faire des sondages répétés ou de vous apprendre l'autosondage. Si ces difficultés à uriner persistent de façon importante, la section de la bandelette peut s'avérer nécessaire.
  • Défaut de cicatrisation On peut observer un défaut de cicatrisation du vagin en regard de la bandelette. On s'en rend compte en général à la visite postopératoire. Il faut faire une petite intervention dans le cadre d'une hospitalisation de jour afin d'enlever la partie visible de la bandelette, et plus rarement le retrait dans son intégralité.