Curage axillaire et ganglion sentinelle

 

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Curage axillaire

Le curage est un geste chirurgical effectué pour prélever une partie des ganglions du creux axillaire : il n'est effectué qu'en cas de cancer du sein. En effet les cellules cancéreuses du sein utilisent les canaux lymphatiques qui vont du sein vers le creux de l'aisselle puis dans le reste du corps.

L'incision est effectuée au niveau du creux axillaire. Un drain aspiratif (redon) est mis en place à la fin de l'intervention. Il a pour rôle d'évacuer les sécrétions sanguines et lymphatiques qui se forment dans les suites immédiates de l'intervention. L'analyse de ces ganglions permet de savoir si des cellules cancéreuses sont présentes à ce niveau et constitue l'un des éléments qui fait ou non poser l'indication d'un traitement médical complémentaire (chimiothérapie et/ou hormonothérapie).

Ganglion sentinelle

Il est possible que votre chirurgien vous propose un prélèvement du "ganglion axillaire sentinelle".

Le prélèvement consiste en l'exérèse du ganglion axillaire le plus proche du sein nommé "ganglion sentinelle". Ce ganglion (ou un groupe de 2 ou 3 ganglions) est considéré comme étant le reflet de l'état des autres ganglions de l'aisselle ; l'idée est que si ce ganglion ne contient pas de cellules cancéreuses, les autres ne doivent pas en contenir non plus, et inversement. Le principe de l'opération consiste en l'injection préalable dans le sein soit d'un produit radioactif (très faiblement irradiant et donc sans danger) la veille de l'intervention, soit d'un colorant bleu (bleu patenté) au moment de l'intervention. Chaque fois que possible, on utilise à la fois le produit radioactif et le colorant bleu.

 

Risques et complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n'est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l'absence de complications.

Pendant l'intervention

  • L'hémorragie Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine ou une reprise chirurgicale.
  • Des lésions vasculaires (de l'artère axillaire) ou nerveuses (du nerf grand dorsal ou du nerf du grand dentelé) peuvent se produire de manière exceptionnelle et nécessiteront alors une prise en charge spécifique.

 

En post-opératoire

  • L'anesthésie de la face interne du bras. Elle est liée à une atteinte de filets nerveux qui vont du creux de l'aisselle jusqu'au bras. Elle peut régresser en quelques semaines mais peut persister à distance de l'intervention.
  • La lymphocèle. Il s'agit d'une collection de lymphe qui se situe dans le creux axillaire. Elle peut nécessiter une ou plusieurs ponctions évacuatrices en cas de gène.
  • L'hématome ou l'abcès. Il s'agit d'une collection de sang ou de pus qui peut parfois nécessiter une évacuation chirurgicale. Un redon peut être posé en per-opératoire pour éviter leur constitution.
  • La nécrose cutanée. Elle est liée à un défaut de cicatrisation et peut parfois nécessiter une réintervention chirurgicale.