Myomectomie

 

Contact :

Pour un rendez-vous de gynécologie: Tél. 02 41 35 42 16 de 8h à 18h

Définitions

Le fibrome est une affection gynécologique banale surtout à partir de la quarantaine. L'origine précise des fibromes n'est pas connue. Cependant, on sait que le développement de cette tumeur bénigne n'est possible qu'en présence d'œstradiol. Ceci explique l'absence de fibrome avant la puberté et leur régression après la ménopause. Une myomectomie consiste en l'ablation chirurgicale d'un ou plusieurs fibromes utérins tout en conservant l'utérus. Elle permet donc de conserver les règles et la possibilité de grossesse(s) ultérieure(s).

 

Techniques chirurgicales

L'intervention peut être réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie). Quelle que soit la voie d'abord, l'intervention comporte une incision de la paroi de l'utérus, l'ablation du (ou des) fibrome(s) et la suture de la paroi de l'utérus. L'intervention est effectuée par une ouverture de l'abdomen (ou laparotomie), généralement horizontale. Parfois, une incision verticale est préférable du fait des antécédents ou de circonstances particulières. Dans certains cas, la myomectomie peut être réalisée par cœlioscopie et les fibromes sont enlevés par les orifices de trocarts après morcélation. La durée d'hospitalisation est alors réduite de 6 à 3 jours et l'arrêt de travail de 1 mois à 15 jours environ.

Risques et complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n'est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l'absence de complications.

Pendant l'intervention

  • L'ouverture de l'abdomen La voie d'abord peut être modifiée (laparoconversion) selon les constatations faites au cours de l'intervention, ou lors de la survenue de complications per-opératoires.
  • L'hémorragie Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine.
  • Les lésions d'organe(s) de voisinage de l'utérus Elles peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.

 

En post-opératoire

  • L'hématome ou l'abcès de la paroi Il nécessite le plus souvent des soins locaux, mais une évacuation chirurgicale est rarement nécessaire.
  • La phlébite des membres inférieurs et l'embolie pulmonaire Leur prévention repose sur le lever précoce, le port de bas de contention et d'injections quotidiennes d'anticoagulant.
  • L'occlusion intestinale Elle peut nécessiter un traitement médical, voire une réintervention chirurgicale