Cure de prolapsus

 

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La cure de prolapsus a pour but de traiter une descente d'un ou plusieurs organes du petit bassin (vessie, utérus, rectum). L'intervention permet de les remettre en place et de les fixer dans le pelvis.

L'intervention est réalisée sous anesthésie générale ou loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie). Elle peut se réaliser de trois manières principales.

 

Cure de prolapsus par voie vaginale (par voie basse)

L'intervention se déroule par les voies naturelles et ne comporte pas d'incision abdominale. Le plus souvent l'utérus est enlevé. Elle consiste à amarrer l'utérus, ou le fond du vagin (si l'utérus est enlevé) à des ligaments du petit bassin. Si la vessie et/ou le rectum descendent, il faut les soutenir :

  • soit, en utilisant les ligaments et muscles naturellement présents
  • soit, en utilisant des bandelettes ou prothèses synthétiques, comme dans la technique TVM (Tension-free Vaginal Mesh).

Le prolène est un tissu synthétique non résorbable, souple et spécialement conçu pour être placé dans le pelvis et soutenir les organes prolabés (descendus). En utilisant de petites incisions, le chirurgien place cette prothèse à travers le vagin afin de renforcer les tissus de soutien et replacer les organes dans leur position anatomique. L'intervention dure 60 minutes environ, ce qui est plus court que les techniques classiques. De plus, cette nouvelle technique préserve l'utérus lorsqu'il n'est pas malade, et une cure d'incontinence urinaire est possible dans le même temps. La durée d'hospitalisation est de 3 jours environ, et l'arrêt de travail est de 15 jours.

 

Cure de prolapsus par voie abdominale (par voie haute)

L'intervention est réalisée par une ouverture de l'abdomen (laparotomie), le plus souvent horizontale ou parfois verticale entre le pubis et l'ombilic. L'utérus est enlevé ou conservé. Le vagin ou l'utérus, la vessie et le rectum sont maintenus en place à l'aide de bandelettes ou prothèses qui sont fixées à un élément solide du bassin en arrière. La durée d'hospitalisation est de 6 jours environ, et l'arrêt de travail est de 1 mois.

 

Cure de prolapsus par voie cœlioscopique

Tant à remplacer la voie haute. L'intervention se déroule sans ouverture large de l'abdomen. On réalise alors de petites incisions où sont introduits des trocarts dans lesquels passeront l'optique et les instruments nécessaires à la réalisation de l'opération. On visualise l'intervention grâce à une caméra positionnée sur l'optique et les principes sont les mêmes que ceux appliqués pour la cure de prolapsus par voie haute. Par contre la durée d'hospitalisation est de 3 jours environ, et l'arrêt de travail est de 15 jours.

 

Risques et complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n'est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l'absence de complications.

Pendant l'intervention

  • L'ouverture de l'abdomen La voie d'abord peut être modifiée (laparoconversion) selon les constatations faites au cours de l'intervention, ou lors de la survenue de complications per-opératoires.
  • L'hémorragie Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine.
  • Les lésions d'organe(s) de voisinage de l'utérus Elles peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure intestinale, des voies urinaires ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.

 

En post-opératoire

  • L'hématome ou l'abcès de la paroi Il nécessite le plus souvent des soins locaux, mais une évacuation chirurgicale est rarement nécessaire.
  • La phlébite des membres inférieurs et l'embolie pulmonaire Leur prévention repose sur le lever précoce, le port de bas de contention et d'injections quotidiennes d'anticoagulant.
  • L'occlusion intestinale Elle peut nécessiter un traitement médical, voire une réintervention chirurgicale.
  • Le défaut de cicatrisation en regard d'une prothèse Elle correspond à un défaut de cicatrisation du vagin, en général localisé, en regard de la plaque. Il faut faire une petite intervention dans le cadre d'une hospitalisation de jour pour enlever la partie visible de la plaque.
  • La rétraction de la prothèse Responsable de douleurs pelviennes ou lors des rapports sexuels. Si la rétraction est trop importante, une section partielle ou totale de celle-ci peut être nécessaire.