Césarienne

 

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Technique chirurgicale

La césarienne permet l'accouchement par une incision de l'abdomen et de l'utérus lorsque les conditions, chez la mère ou chez l'enfant, ne sont pas favorables à un accouchement par les voies naturelles.

L'intervention lorsqu'elle est programmée, est réalisée le plus souvent sous anesthésie loco-régionale (rachianesthésie). Cependant, une anesthésie générale est parfois nécessaire, selon votre cas et les décisions de l'obstétricien et de l'anesthésiste. Une sonde urinaire est posée juste avant l'opération. L'ouverture de l'abdomen se fait le plus souvent par une incision horizontale. Exceptionnellement, une incision verticale est préférable du fait des antécédents ou de circonstances particulières. Le père pourra être éventuellement présent, près de vous et du côté de l'anesthésiste.
Dès la naissance l'enfant vous est confié quelques minutes, avant que la sage-femme ne s'en occupe avec le pédiatre et le père. Le geste dure moins de 30 minutes. À la sortie de la salle d'intervention, vous serez installée en salle de réveil afin d'assurer la surveillance post-opératoire pour une durée de 2 heures, avant de retourner dans votre chambre. Vous pourrez alors manger un repas léger. La durée d'hospitalisation est de 6 jours environ.

Risques et complications

Malgré une technique opératoire minutieuse, il n'est pas possible de vous garantir le succès thérapeutique ni l'absence de complications.

Pendant l'intervention

  • L'hémorragie Elle peut rarement nécessiter une transfusion sanguine. Dans le cas exceptionnel d'hémorragie grave, si les traitements médicaux spécifiques mis en œuvre sont inefficaces, il peut être nécessaire de réaliser immédiatement ou secondairement, une ligature (suture) des artères de l'utérus voire une hystérectomie (ablation chirurgicale de l'utérus).
  • Les lésions d'organes de voisinages de l'utérus Elles peuvent se produire de manière exceptionnelle : blessure des voies urinaires (vessie principalement), blessure intestinale, ou des vaisseaux sanguins, nécessitant une prise en charge chirurgicale spécifique.

En post-opératoire

  • L'hématome ou l'abcès de la paroi Il nécessite le plus souvent des soins locaux, mais une évacuation chirurgicale est rarement nécessaire.
  • L'infection urinaire Elle est généralement sans gravité et traitée par antibiotiques.
  • La phlébite des membres inférieurs et l'embolie pulmonaire Leur prévention repose sur le lever précoce, le port de bas de contention et la réalisation d'injections quotidiennes d'anticoagulant.
  • L'occlusion intestinale Elle nécessite le plus souvent un traitement médical.